p>Photographie | Du grec : Photo/lumière, Graphie/écriture.
1/250 sec, f/2.2, ISO 400 (50 mm)
L’écriture de la lumière.
Voilà le principe simple de la photographie. Dans ce post, je vais donc introduire les bases de la photographie (ou juste faire une petite piqûre de rappel pour certains). J’ai vu dans les commentaires que tous ne travaillaient pas en manuel. Ce n’est pas grave, nous allons commencer par le commencement pour que vous puissiez prendre en main votre appareil, comprendre comment cela fonctionne et vous amuser. Si à la fin de ce post vous n’avez pas tout compris, pas de souci à se faire, il y a beaucoup de choses à expliquer et d’autres billets sur les différents modes de prise de vue (Automatique/Priorité vitesse/Priorité Ouverture …), le diaphragme, la vitesse, seront bientôt en ligne.
Comme la lumière est un TRÈS vaste sujet, je ne pourrai pas tout aborder ici (d’où le PART I pour ceux qui ont suivi ^^). Nous allons d’abord nous intéresser à ce qu’il se passe dans votre appareil photo. (je vais être simple dans mes explications, donc si vous cherchez à aller plus en profondeur, soyez patient :) )
N’oubliez pas que la façon dont vous allez gérer cette lumière va avoir un impact (en dehors de la qualité) sur l’histoire que vous allez raconter au travers de votre photo.Des lumières différentes donnent une multitude de récits : le soleil du petit matin, une lumière éclatante, une pénombre, un coucher de soleil, une lumière douce et onirique, un clair-obscur … Je pense d’ailleurs que l’on pourrait faire un billet là-dessus, non ?
1/ ET LA LUMIÈRE FUT
Votre appareil photo en captant la lumière va créer une image sur votre film pour l’argentique ou sur votre capteur pour le numérique. Pas de lumière, pas d’image (pas de bras, pas de chocolat)
Pour gérer cette quantité de lumière arrivant sur votre capteur, vous avez la possibilité de régler plusieurs choses.
En partant de l’objectif jusqu’au capteur situé dans votre boitier, vous pouvez régler : l’ouverture du diaphragme (1), la vitesse d’obturation (2), la sensibilité ISO (3) (cf schéma)
2/ L’EXPOSITION
Avant d’expliquer chacun de ces paramètres, il faut bien comprendre l’effet de la lumière dans votre appareil-photo. Le capteur (ou film) est exposé à la lumière un certain temps avec une certaine intensité.
Si vous ne captez pas assez de lumière, votre photo sera sombre, on dit alors que la photo est SOUS-EXPOSÉE.
À l’inverse si vous captez trop de lumière, votre image va « cramer », elle sera trop blanche, pâle et peu contrastée, elle est donc SUR-EXPOSÉE.
Il faut trouver le « juste » milieu (enfin après chacun à son appréciation du « juste », parce que la photographie est un art, et la gestion de la lumière dépend de ce que l’on veut raconter ^^), trouver ce qu’on appelle la meilleure EXPOSITION possible pour obtenir un bon contraste, et percevoir le maximum de détails.
Bon à savoir : en numérique, plus votre photo est sombre, moins il y a de détails. Il est difficile (voire impossible) par la suite de rattrapper cela avec un logiciel photo. En fait plus votre photo est sombre, moins il y a d’informations enregistrées. Il est plus facile d’assombrir du blanc, alors que si vous voulez augmenter l’exposition d’une photo sombre, vous perdrez en qualité et vous verrez apparaître des pixels rouges et verts.
3/ LA SENSIBILITÉ ISO
La sensibilité ISO correspond à la sensibilité de votre capteur à la lumière. Plus la valeur de celle-ci est élevée, plus sa sensibilité est grande.
La valeur pouvant commencer à partir de 100 ISO et aller jusqu’à 1600, 3200, 6400 ISO. En argentique, il faut choisir une pellicule photo à une sensibilité ISO particulière en fonction de son utilisation. Pour le numérique, c’est différent, puisqu’on peut adapter la sensibilité à chaque prise de vue.
Prenons un cas concret : Un bel après-midi d’été, vous décidez d’aller shooter votre quiche sur la plage (oui la quiche aime prendre le soleil). La lumière est très forte, votre appareil captera facilement toute cette lumière, il n’est pas nécessaire d’avoir une grande sensibilité. Vous pouvez donc choisir une pellicule ou régler votre capteur à 100 ISO. Par contre, si votre quiche décide dans la soirée de se faire un petit concert, elle va déchanter en voyant la pénombre de la salle. Il vous faudra alors beaucoup plus de sensibilité pour capter le peu de lumière, il est donc nécessaire d’augmenter la sensibilité à environ 1600 ISO (N’étant pas actuellement avec la quiche, ce sont des indications approximative d’ISO)
Attention plus vous augmentez la sensibilité ISO, plus la qualité de votre image se dégrade. On voit alors apparaître ce que l’on appelle du « bruit » numérique ou du « grain ». Ce sont les surfaces sensibles à la lumière qui sont plus grosses et donc moins nombreuses.
Bon à savoir : la norme ISO a remplacé la norme ASA (et la DIN), il se peut donc que vous rencontriez encore des ASA trainant par ci par là ^^ Globalement 1 ASA = 1 ISO
4/ LE DIAPHRAGME ET LA VITESSE
En voilà un joli couple, le diaphragme et la vitesse :) Il faut comprendre tout de suite que pour obtenir une « parfaite exposition », si vous changez l’un, vous devrez modifier l’autre. Ils fonctionnent ensemble comme un vieux couple, l’un rééquilibrant l’autre continuellement.
Le diaphragme, c’est comme la pupille de vos yeux (littéralement hein), lorsqu’il y a trop de lumière, vos pupilles se ferment pour la filtrer et à l’inverser quand il n’y a pas assez, vos pupilles s’ouvrent. Et bien le diaphragme fonctionne pareil. Plus vous l’ouvrez, plus la lumière rentre dans votre appareil photo. L’ouverture du diaphragme va aussi jouer sur la profondeur de champ, mais ce n’est pas le sujet, nous en reparlerons plus tard.
On note l’ouverture ainsi : « f/ », et elle peut aller de 1.2 à 22. C’est là où ça se corse, c’est que le plus petit chiffre correspond à l’ouverture la plus grande. Pour faire simple, voici un schéma :
La vitesse en photographie culinaire est assez simple. Se trouve dans votre appareil photo un obturateur, qui comme son nom l’indique obture pour empêcher la lumière d’atteindre le capteur. Cet obturateur s’ouvre pendant un temps donné (par vous ou l’appareil photo lui-même si vous êtes en automatique), laissant ainsi l’image s’inscrire sur votre capteur, c’est Magiiiiiique ! On appelle ça la vitesse d’obturation. Vous comprendrez donc que plus vous laissez l’obturateur ouvert longtemps (vitesse lente), plus il y aura de la lumière entrante. C’est pourquoi en cas de forte luminosité, pour éviter la SUREXPOSITION, on utilisera des vitesses très rapides et dans le cas contraire, de nuit par exemple, il faudra attendre plus longtemps et donc avoir une vitesse lente. Votre brocoli ne devant normalement pas se faire la malle, vous n’aurez pas de souci de flou dû au mouvement .
Voilà comment fonctionne globalement la photographie. Ce n’est pas encore développé, mais cela peut déjà vous permettre de mieux comprendre comment cela se passe. J’espère que cela vous aura aidé un peu, si vous avez des questions, surtout n’hésitez pas ! Dites-nous en commentaire quel point vous parait compliqué, quelle notion vous ne maitrisez pas… et nous nous ferons un plaisir d’y consacrer un article.
Je continuerai prochainement sur la gestion de la lumière autour du sujet à photographier (réflecteur/diffuseur/orientation etc)...
« I’ll be Back »
Bon week-end à tous !



